La conscience du métier de chef de cuisine…
- 3 mars 2015
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Aujourd’hui j’ai discuté, autour d’un café péruviens, avec le chef Gérard Cagna, doublement étoilé, dont j’ai fait la connaissance en 2014. Nous avons surtout parlé du futur, même, si le chef est bien inscrit dans le moment présent, son futur il le voit de façon claire. Il ne reste jamais dans le passé, il balaie les mauvaises énergies, pour ne garder, que le meilleur de son parcours et tel un troubadour il continue, avec un éternel sourire à poétiser la vie. Décidément le Carpe diem lui colle à la peau !
Le chef Cagna est un personnage plein de vivacité, il est actif, curieux, connecté au monde qui l’entoure. A l’aube de ses 70 ans, nombreux sont les jeunes, qui aimeraient lui piquer un peu de son énergie. Quel est donc son secret ? Je pense, qu’il puise dans l’exigence. Envers les autres, mais surtout vis à vis de soi-même. L’exigence de rendre la vie belle et comme il le dit lui-même : « La vie est trop courte pour être petite ».
Tantôt philosophe, tantôt écrivain, passionné de l’histoire et des religions, Gérard Cagna ramène la cuisine à l’essentiel, à la culture. En 2008, c’est avec grand ferveur qu’il œuvra pour l’inscription du « repas gastronomique des Français » sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
La gastronomie Française, d’aujourd’hui, sous le feu des projecteurs, n’ose pas affronter ses démons. Le chef Cagna ose ! Il interpelle le milieu et parle des sujets, qui dérangent.
La conscience de tout un métier se reflète dans son discours sur la transmission, le savoir-faire, la rigueur, le travail dans de bonnes conditions, dans la non-violence.
J’ai rarement rencontré quelqu’un, qui est toujours de bonne humeur. Comment fait-il?
Le chef Cagna a couru des marathons, il continu à courir tous les jours, à se lever tôt.
Il y a bien longtemps, qu’il a saisi l’équilibre indispensable entre le corps et le psychisme, qui nous permet de construire.
Aujourd’hui le chef voyage, donne des conférences, transmet son savoir, coache les jeunes. Nombreux sont ceux, qui rêvent d’un maitre, qui exige avec bienveillance, qui sache ressortir le meilleur de soi-même, qui dans l’effort, forge les caractères. Parfois Gérard retourne au fourneau et remet son tablier et devient chef en résidence, pour le plus grand plaisir des amateurs de sa cuisine.

Justement je ne peux parler du chef, sans parler de sa cuisine, qui pour moi, tout simplement reflète sa philosophie de vie. C’est une cuisine des 5 sens, une cuisine, qui respecte le produit, le travail de l’individu, une cuisine généreuse et vivante.
J’ai eu le plaisir de voir Gérard en cuisine avec des équipes, qu’il ne connaissait pas, pendant les préparatifs d’un dîner caritatif. La bonne énergie était là ! Et c’était lui, l’homme au chapeau, l’éternel baroudeur romantique, plein de fougue, d’humanité.
En 2005, Gérard a renoncé à ses deux macarons, depuis il participe à de nombreux évènements gastronomiques. Lundi prochain, il s’envolera vers l’Ouzbékistan, « pour rencontrer nos amis de là-bas, » - comme il aime dire et j’en suis sure, que nos amis serons ravies !

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